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 azeem: "Une caravane pour Xyladora"Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
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Angmar (GM)
Floodeur



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MessageSujet: azeem: "Une caravane pour Xyladora"   Mer 25 Mai à 17:23

(ah toi , etonne moi)
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Azeem
Bavard invétéré



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MessageSujet: Re: azeem: "Une caravane pour Xyladora"   Mer 25 Mai à 18:31

Préparatifs au départ

Juché sur Bahihjamal, je contemple le soleil se levait sur le caravansérail tandis que mon dromadaire avance lentement vers l’autre bout du campement : Les fruits exotiques, les étoffes de toutes les couleurs et les minerais grisâtres succèdent aux nombreuses montures, aux armes étincelantes et aux sacs de cuirs vernis. Mélanges de couleurs, de senteurs et de bruits tandis que le thé refroidit lentement sous les tentes et que discutent les amis. Fusion des âmes et des mots, des corps et des cœurs, l’égoïsme n’est plus qu’une légende, le vice une rumeur.
Le caravansérail n’est pas descriptible, c’est un monde à part, îlot isolé de bonté, d’amitié et de sagesse, lieu de rencontres et de rires ou on partage la nourriture, la boisson et les paroles, comme dans les oasis. Ultime refuge des Justes et des Akouaregs avant l’univers des hommes et des autres races aveuglées pour la plupart par l’argent et le pouvoir, oubliant jusqu’à la valeur de la vie…

Des enfants courent devant moi et ma monture, poursuivant un chat qui s’était échappé. Ici et là, les marchands vendent avec énergie et bonne humeur leurs produits aux quelques Farylnois présents et certains jeunes hommes de la citée, sous le charme, tentent de séduire de belles jeunes demoiselles Akouaregs drapés mystérieusement dans leurs étoffes mais souvent sans succès. J’incline la tête en direction de tous Justes qui croisent mon regard et ceux-ci me rendent mon salut avec le sourire.
Enfin j’arrive à l’emplacement de la caravane de mes compagnons Akouaregs. Sajid le jeune Akouareg et Farraj le guerrier sont entrain de démonter la grande tente qui leur sert de toit tandis qu’Issam et Kadeen préparent la vingtaine de dromadaires qui composent leurs caravanes. Je descendis de Bahihjamal et je l’attache à un palmier tandis que la tente s’affaisse grâce aux efforts des deux Akouaregs :

« - Tire sur la corde Sajid ! » Cria Farraj. « Non pas celle là, l’autre… Voilà très bien… Vas y relâche doucement, doucement …parfait. Maintenant aide-moi à plier la toile. »

Pendant ce temps, Issam et Kadden fixent les paniers des dromadaires qui contiennent leur précieuse marchandise et je décide de les rejoindre. Mais l’expérience aidant, ils n’échangent que peu de paroles car ils savent tous deux ce qu’ils ont à faire : Sangler les dromadaires, vérifier que les paniers sont bien fixés, qu’ils ne soient pas trop lourds pour la monture, et qu’ils ne la déséquilibrent pas. Puis il faut voir si la bête ne présente pas de signes de maladie, la faire boire beaucoup et la nourrire pour le futur voyage.
Kadden qui finissait de brosser un des chameaux me vit arriver et abandonna sa tâche pour quelques instants. Nous nous serrons la main avant de dire les formules de politesses d’usages :

« - Eh bien Azeem, nous serons bientôt prêts à partir, il nous reste juste quelques affaires à régler. »

Je levais les yeux vers le ciel bleu ou les nuages étaient absent :


« - Et le temps est avec nous Kadeen, le ciel bleu du désert … »


Une heure plus tard Sajid et Farraj avaient chargé la tente sur un des dromadaires après être venu me saluer à leur tour et Issam, Kadeen et moi nous avions fini de préparer les chameaux en les attachant tous ensemble pour former une caravane. Alors enfin nous montons sur nos montures respectives et, Issam menant la caravane, le départ fut donné. Kadden se tourna sur sa selle en faisant un large mouvement du bras :

« - Et bien mes amis, contemplez une dernière fois le caravansérail car de nombreuses lunes se seront écoulées avant que nous ne le revoyions… Et Farraj arrête de m’imiter dans mon dos !»

Un éclat de rire général salua le départ du caravansérail.
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Angmar (GM)
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MessageSujet: Re: azeem: "Une caravane pour Xyladora"   Jeu 26 Mai à 9:46

la marche commence.... cool2
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Azeem
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MessageSujet: Re: azeem: "Une caravane pour Xyladora"   Sam 28 Mai à 19:03

Départ du caravansérail et premier jour.

Je me tourne sur mon dromadaire pour jeter un dernier regard sur le Caravansérail ainsi que sur la citée de Faryln avant que tous deux ne disparaissent derrière une colline boisée. Mais la légère tristesse qui emplit mon cœur fut vite balayé à l’idée de retourner dans le désert en compagnie d’Akouaregs.
Nous suivons une grande route commerciale en grande partie pavée qui mène au désert en passant entre le lac à l’est et les montagnes à L’ouest, croisant de temps en temps des marchands en carriole, des voyageurs ou des cavaliers mais dans l’ensemble la route est calme et déserte.

La caravane avance d’un pas soutenu, traversant des forêts, gravissant les collines, contournant les villages sans aucun problème. J’en profite pour observer, parler avec mes compagnons et me renseigner sur eux, et ils firent de même avec moi.
Nous sommes tous habillés de la même façon, c’est à dire à la mode Akouareg : Des tuniques de toiles superposées couvrent le corps tandis qu’un turban est entouré autour de nos têtes, le tout de couleur bleue, virant vers le noir.

Mon ami Kadeen, avec qui je parle, est un Akouareg de ma tribu, il a environ mon âge, il est grand, bien bâti et a les yeux bruns orangés et le teint mat, comme mes autres compagnons d’ailleurs. Il a également les cheveux blonds, choses rares dans notre peuple et les traits du visage très fins, ce qui lui vaut la réputation d’être le plus bel Akouareg de la tribu même si ce « titre » est plutôt un sujet de plaisanterie et de taquinerie. De plus à ce que m’ont dit Sajid et Farraj, il manie ses deux sabres comme aucun guerrier de la tribu ce qui en fait un excellent meneur de caravane ajouté à sa modestie et sa bonne humeur.

Issam nous rejoins pour nous signaler que le chargement d’un des dromadaires tend à se détacher. Nous arrêtons la caravane le temps qu’il aille remettre en place les paniers de la monture.
C’est le caravanier et le méhariste le plus expérimenté du groupe : Cela fait plus de vingt ans qu’il traverse le désert et il a mené toute sorte de caravane. Malgré ses cheveux et sa barbe qui commence un peu à grisonner, il est un atout majeur grâce à son vécu. Toujours très calme, il donne toujours de bons conseils même dans des moments périlleux. Il a également un sens de l’orientation très développée et il peut aussi déchiffrer avec une grande précision les traces des animaux : Quel est l’espèce de l’animale, quand il est passé, son age, si c’est un mâle ou une femelle, son poids, si c’est un animal domestiqué …

Aidé par Farraj, Issam parvient en quelques minutes à resangler correctement le dromadaire et la caravane peut repartir.
Il est très facile de décrire Farraj : Vous prenez un guerrier barbare venant du Nord, vous lui mettez des habits Akouaregs et vous obtenez Farraj. En effet, et plus sérieusement, Farraj est un grand guerrier très impressionnant : Il me dépasse en taille de plus d’une tête et doit posséder dans les cents kilos de muscles. Il manie un énorme sabre, qu’il porte dans son dos, capable de facilement coupé un orc en deux et qui plus est ses yeux sont d’un rouge extrêmement vif. Mais, contrairement à son apparence, c’est un personnage très sympathique et toujours prêt à donner un coup de main.

Je le vis un peu plus tard rejoindre le jeune Akouareg nommé Sajid pour discuter avec lui. Le grand guerrier avait ainsi pris sous son aile cet apprenti caravanier et un réel amitié semblait lié les deux Akouaregs. Sajid doit avoir dans les 18 ans et il est assez maigre pour son age même s’il est quand même élancée. C’est son premier voyage en caravane et il le plus grand mal de cacher son excitation et sa curiosité tout en restant quelque peu timide. C’est un bon archer et le jour même il nous rapporta un couple de lapins pour le repas du soir qui approchait.

Enfin ce fut la tombée de la première nuit du voyage, et nous installons la caravane et le campement dans une plaine bordée d’une forêt. La tente fut rapidement montée, le feu de bois allumé, et les lapins mis en broche. Le repas fut convivial et les discussions allèrent bon train mais il fut décidé de se coucher tôt et d’instaurer un tour de garde si jamais un animal ou un brigand rodait trop près du camp.
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Angmar (GM)
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MessageSujet: Re: azeem: "Une caravane pour Xyladora"   Sam 28 Mai à 19:12

lo'deur attire des ombres autour du feu....vous ne les voyait pas clairement la nuits est trop sombre...
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Azeem
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MessageSujet: Re: azeem: "Une caravane pour Xyladora"   Lun 30 Mai à 19:19

Les visiteurs de la nuit.

Le noir… Le noir complet, absolu, omniprésent… et puis un murmure, un bruit, presque inaudible, mais qui gagne petit à petit en intensité :

« - Azeem …. Azeem …. Azeem. »

Le noir de mon rêve laissa place à l’obscurité de la nuit, légèrement altéré par les étoiles et le feu de camp. Je sens une main me secouer : Je tourne la tête, les yeux mi-clos et je me retrouve face au visage voilé de Sajid, à genoux à côté de moi. Son air inquiet me réveille totalement et je demande aussitôt :

« -Que se passe t-il Sajid ? »

Le jeune Akouareg jette un regard derrière lui avant de me répondre en chuchotant :

« - Pardonnez-moi de vous réveiller mais, il y a … Il y a quelque chose d’étrange … Les dromadaires sont nerveux et j’ai l’impression que quelque chose approche. »

Je me lève après m’être dégagé de ma couverture puis je suis Sajid vers les bêtes. Comme il me l’avait dit, ceux ci sont nerveux : Ils ne cessent de pousser des grognements et de s’agiter. J’observe alors l’obscurité environnante qui masquait l’orée de la forêt : La lune était masquée par un nuage et le feu ne projetait pas sa lumière assez loin pour voir les arbres. Néanmoins, je crus discerner deux scintillements lumineux dans la nuit avant qu’ils ne disparaissent dans un bruit de feuilles. Sans cesser d’observer les environs, je murmure à Sajid qui se tenait à côté de moi :

« - Réveille les autres et dis leur ce qui se passe. »

Il me fit signe de la tête puis partit vers l’endroit ou dormaient nos autres compagnons pendant que je continuais à guetter. J’entendis un léger craquement de branche provenant de ma gauche, puis une respiration rauque sur ma droite me firent comprendre ce qui arrivait … Kadeen, suivit de près pas Issam arrivèrent près de moi tandis que Sajid essayait de réveiller Farraj qui dormait à poing fermé. Et avant qu’il n’ai put posé une question, je lui dis gravement :

« - Nous sommes encerclés. »

Deux scintillements apparurent à nouveau dans l’obscurité et Issam conclue simplement :

« - Des loups. »


J’acquiesce d’un signe de tête tandis que Sajid et Farraj arrivent enfin. Kadeen comprit tout de suite la situation et donna aussitôt les ordres :

« - Farraj ravive le feu, Sajid prend ton arc et tire sur toutes formes qui approche, Issam, Azeem et moi allons protéger les dromadaires pendant ce temps. »

Aussitôt tout le monde s’affaire à ce qu’il à faire : Sajid courut chercher son arc dans son paquetage, Farraj ramasse tous les morceaux de bois qui traînaient avant de les jeter aussitôt dans le feu et nous, nous entourons les dromadaires pour les protéger.
Les bruits se rapprochent de plus en plus et les dromadaires commencent à paniquer. Nous espérons que notre seule présence dissuadera les charognards mais il était aussi possible qu’elle précipite l’attaque.
Un bruit de feuille encore plus proche me fait tourner la tête vers un buisson à portée de flèche, mais rien ne se porte à mes yeux. Je ramasse un galet sur le sol et je le jette en direction de la source du bruit : Le caillou atterrit à côté du buisson et une ombre fugace en sort avant de disparaître à nouveau dans la nuit…

Ce fut Kadeen qui brisa le silence tandis que Sajid arrivait, son arc en main :

«- Je pense qu’ils vont attaquer, ils ont l’air déterminé… »

« -Et je pense que ça, ça les effrayera. »

Nous nous retournons pour voir arriver Farraj portant des morceaux de bois enflammés à une de leurs extrémités. Un léger sourire apparut sous nos turbans tandis que nous prenions tous une des torches improvisées.

Ce qui suivit pendant de longues minutes fut un impressionnant amalgame de cris d’intimidations dans toutes les langues, de gestes amples du bras qui tient la branche de bois, de mouvements brusques du corps, d’auréoles de flammes perçant dans la nuit noire, de grognements et de gémissements des loups apeurés par le feu, un ennemi mordant et qui blesse par simple contact sans moyen de se défendre… Les loups reculent petit à petit devant cet ennemi invincible puis s’enfuirent enfin quand Farraj jeta sa torche enflammée dans leur direction.

« - Ah ah ah ! Fuyez peureux ! » Cria t-il tandis que sa torche s’éteignait dans un léger crépitement.

« - Je ne pense pas qu’ils reviendront ce soir.» Ajoute Issam. Kadeen hoche de la tête avant de répondre :

« - Restons tout de même prudent, Farraj tu prends le tour de garde. »

La joie du guerrier s’estompe dans un bougonnement inaudible comme quoi c’était là sa seule récompense pour avoir eut lidée qui avait permi de chasser les prédateurs. Sajid étouffe un rire et nous retournons enfin nous coucher, excepté le pauvre Farraj.
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Azeem
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MessageSujet: Re: azeem: "Une caravane pour Xyladora"   Ven 3 Juin à 17:40

Traversée du fleuve et arrivée en vue des hauts plateaux.

Les loups ne sont pas revenus de la nuit et nous avons presque pu tous nous reposer pendant le peu d’heures de sommeil qu’il nous restait. Alors que le soleil ne s’est pas encore levé, le campement s’anime petit à petit et Kadeen, après s’être levé, alla réveiller un Farraj fatiguée qui s’était endormit lors de son tour de garde.
Le petit déjeuner, composé de thé et de fruits fut frugal, et très vite les Akouaregs allèrent préparer avec entrain la caravane à son départ imminent.

Pour ma part, je vais voir mon dromadaire Bahihjamal. Celui-ci dort encore et je le réveille en lui grattant une oreille. A l’instar du guerrier, il releva la tête en clignant des yeux et en poussant un grognement, émergeant difficilement d’un sommeil réparateur. En souriant, je lui murmura :

« - On se réveille Bahihjamal, une longue route nous attend encore. »

Pour seule réponse, il pousse un grognement de mécontentement comme si je l’avais réveillé en plein rêve. Je lui gratte le museau avant d’aller aider mes compagnons. Les préparatifs furent court et le soleil vient à peine de se lever que la caravane repartit, quittant le pré à quelques encablures de la route qui nous avait servit de campement.
Nous reprenons alors la route en terre, d’un pas assez rapide car nous voulons traverser le fleuve plus au sud avant la nuit.

Comme la veille, la route est pratiquement déserte : Seul quelques marchands croisent notre route de temps en temps, certains nous saluant, d’autres non. Je me tiens à quelques distances de la caravane, sur le bord de la route pour surveiller les alentours. Je m’écarte parfois du chemin pour monter sur une colline, ou pour devancer la caravane et observer ce qui nous attend à la lisière d’une forêt. Cela est plus une mesure de précaution qu’un élément vital sur cette portion du trajet, servant essentiellement à rompre la monotonie de la vie caravanière … et parfois à prévoir l’attaque de bandits.

Mais l’heure était actuellement à la détente, et aucune tension ne régnait dans le groupe : Je discute avec Kadeen et Issam à l’avant de la caravane tout en regardant avec amusement Farraj et Sajid se chamaillait entre eux. Je demande :

« - Avec quelles tribus d’hommes serpents comptez vous commercer à Xyladora ? »

« - J’ai déjà commercé dans le passé avec des tribus comme celles des Taloks ou encore celles des Lakilixs mais la plupart sont assez ouvertes aux commerces et ne refusent pas l’hospitalité aux Justes. » Répondit Issam.

« - Mais il faudra tout de même rester prudent. » Continua Kadeen. « Je ne pense pas que nous rencontrions de difficultés avec les hommes-serpents, au pire ils nous ordonneront de partir. Mais rares sont les Justes qui se sont aventurés dans la partie de la jungle ou nous allons, et on m’a rapporté des récits assez … étranges. »

Je lève un sourcil :
« - Etrange ? Que veux-tu dire Kadeen ? »

Il prit quelques secondes de réflexion avant de répondre
« - Eh bien … Les récits étaient court et déformé par le passage de ces histoires d’une personne à une autre, mais ce qui revint à chaque fois était la dangerosité de la faune …. Et de la flore … »

Voyant mon sourcil encore plus relevé que quelques instants plut tôt, il dit :
« - Oui de la flore, des plantes carnivores géantes, des lianes qui étranglent les voyageurs imprudents dans leur sommeil, des arbres qui bougent … Sans compter les Griaks sauvages, les félins et autres animaux carnivores.. »

Issam semble approuver le récit de Kadeen d’un hochement de tête et je conclue la discussion :
« - Je comprends maintenant pourquoi vous cherchiez des hommes en plus… »


La journée se déroule sans aucun problème et le soleil commençait à décliner quand nous arrivons enfin en vu du fleuve depuis le haut d’une colline : Notre destination est une petite ville mi-humaine, mi-hobbit qui était construite de part et d’autres du fleuve, et ou nous pouvions traverser l’eau par un pont en pierre.
Une heure plus tard nous nous arrêtons quelques instants en ville pour que Kadeen paye la taxe de traversée, mais l’arrêt ne dura guère que quelques minutes, le temps pour Sajid et Farraj d’acheter une ou deux babioles oubliées lors du départ. Puis nous passons sur le pont et nous arrivons en pays Hobbit. Mis l’heure n’était pas à la visite et nous quittons rapidement cette petite ville pour reprendre une nouvelle route et nous diriger encore et toujours vers le sud.

Alors que la couleur du ciel devenait orangée, nous apercevons enfin au loin les hauts plateaux rocailleux, ultime frontière entre le pays des plaines et le pays du sable, le vert et le jaune. Mais la nuit n’allait pas tarder à obscurcir le ciel et nous allons quelque peu à l’écart de la route, dans un pré pour installer notre campement.
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Azeem
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MessageSujet: Re: azeem: "Une caravane pour Xyladora"   Mar 7 Juin à 23:36

La traversée des Hauts plateaux.

La nuit fut calme et celle les hululements de quelques oiseaux nocturnes perturbèrent le silence des lieux. Le lendemain, à l’aube, la caravane reprend la route du sud. A l’horizon apparaissent les hauts plateaux à travers la brume matinale mais la plaine et les forêts s’étendent encore sur plusieurs lieux avant d’atteindre ces contreforts des Monts Aurochs. La vingtaine de dromadaire marchent d’un pas rapide, guidés par Issam, tandis que Kadeen, Farraj, Sajid et Moi surveillons les alentours tout en parlant de temps à autres.

Sajid et moi chevauchons côte à côte, un peu au devant de la caravane. Près avoir parlé de nos deux tribus respectives, il me demanda :

« - Alors vous voulez entrer dans la guilde des caravaniers Azeem ? »

« - Effectivement, c’est la raison de ma présence. » Répondis-je, en inclinant légèrement la tête.

« - Et vous allez dans la jungle du Xyladora pour chercher quelque chose qui vous fera admettre dans la guilde, c’est bien ça ? »

Je souris avant de répondre :
« - Tu es un jeune Akouareg très perspicace. »

Il passe sa main dans sa nuque et me répondit :
« - Ca se pourrait bien mais … en fait c’est Kadeen qui m’a tout raconté. »

Je ris et Sajid aussi avant qu’il ne reprenne plus sérieusement :
« - A défaut d’être perspicace, je pourrais peut être vous aider … je m’intéresse beaucoup aux plantes et aux fleurs du désert. »

J’arrête de rire et je tourne la tête vers lui :
« - Tu as raison : Tu m’intéresses énormément. »

Sajid penche sa tête sur le côté en souriant avant de partir en direction de Farraj qui l’appelle.


Enfin, nous atteignons le début des Hauts plateaux en milieu de matinée. Peu à peu, les herbes et les arbres de la plaine laissent place à la rocaille et à la poussière de ses hauteurs arides. L’avancée se fait alors plus difficilement : L’étroite route n’est qu’une succession de montée et de descente, d’un amoncellement de rochers qui font trébucher les montures et notre passage soulève une poussière encore plus fine que le sable qui irrite les gorges. Heureusement, nous autres Akouaregs, sommes protéger par notre voile, et le voyage peut continuer.

La suite de la première journée depuis la traversée du fleuve s’annonce difficile. En effet, Il faut, pour traverser cette région montagneuse, suivre un chemin abrupt et très rocailleux, le seul permettant d’accéder au premier plateau : Plusieurs chameaux se blessent légèrement aux pattes, et l’allure de la caravane s’en ressent quelque peu. Néanmoins, après quelques heures d’une rude montée, nous arrivons enfin sur un plateau, certes aride mais néanmoins plus praticable. Le soleil étant encore haut dans le ciel, nous décidons de poursuivre notre route.
Le reste de la journée, la route est moins chaotique sur ce premier plateau et nous avalons quelques lieues avant la fin de la journée.
Le soir nous donne l’occasion d’admirer un spectacle grandiose : Tout en installant une tente, nous contemplons le coucher du soleil entre deux pics rocheux situés plus à l’ouest. Envoûté par cette vision, nous nous arrêtons de travailler et Kadeen rompit le silence, d’une voix solennelle :

« - Et Lö, l’astre du jour, plongea… »

« - Derrière les rocs sortis des entrailles de la terre… » Continue Issam.

« - Teintés d’ocres et de pourpres, de marbres et de granit. » Poursuit Sajid.

« - Pointant leurs sommets rocailleux tels des lances aiguisées. » déclame Farraj

« - Pour enfin laisser place à Yla, l’astre de la nuit. » Finis-je.

Sur ces quelques vers de poésies inventés, nous finissons d’installer la tente, nous prenons le thé et nous allons nous coucher pour la nuit. Le lendemain, un ciel nuageux, cachant entièrement Lô nous accueille à notre réveil. Une pluie légère accompagne notre route rendant les rochers glissants et donc encore plus dangereux. La matinée, le trajet est facile car à peu près plat, mais en début d’après midi, la montée du second plateau nous oblige à mettre pied à terre et à guider par la bride nos dromadaires. Heureusement, le chemin, prévu en théorie pour des carrioles, est assez large pour éviter tout risque de chutes. Enfin à la fin du second jour, la pluie cesse, comme pour nous laisser dormir en paix. Fatigué, nous discutons que peu avant d’aller nous coucher.

Le matin du troisième jour nous marchons longuement sur un terrain, certes rocailleux mais à peu près plat et de nouveau sec ce qui facilite la marche : Ceci nous permet de parcourir beaucoup de lieux en peu de temps. L’après midi fut plus difficile, car nous descendons d’un palier de deux cent mètres de hauts sur une distance relativement courte avant de nous remettre à marcher sur le dernier plateau… En fin d’après midi, l’horizon qui n’était composé que d’un sol plat, rocailleux et ocres, s’ouvre soudain, après une falaise de plus de cent mètres de haut, sur un océan familier, un océan de vagues immenses mais immobiles, un océan de sable et de mirages… Le Désert…
Une vague de nostalgie emplit nos cœurs d’Akouareg mais déjà cette vision s’efface à cause de la disparition de Lô et l’apparition de Yla, recouvrant cette mer pétrifiée d’un voile noire qui grimpe rapidement jusqu’à envelopper entièrement le plateau : Le campement fut installé sur le dernier plateau avant le désert et nous sirotons longuement notre thé avant de nous endormir sous un ciel étoilé ou aucun nuage ne vient gâcher le spectacle.
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Azeem
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MessageSujet: Re: azeem: "Une caravane pour Xyladora"   Lun 13 Juin à 23:16

Arrivée dans le désert mouvementée.

La descente du premier plateau s’annonce pénible : Il faut d’abord trouver un passage dans cet enfer rocheux ou le paysage change d’une année à l’autre et seul l’expérience d’Issam put nous aider, pour trouver un passage accessible : Un chemin, raide, étroit et rocailleux qui descend en lacet le long de la paroi rocheuse presque verticale, ou les dromadaires hésitent, trébuchent, ont peur. Nous donnons, moi et mes compagnons toute notre énergie pour guider les montures sur cette route dangereuse ou une chute signifierait la mort.
Nous cinq descendons de nos montures pour guider chacun quatre chameaux par la bride et notre monture. Ceux que je guide sont plus ou moins paniqué par le vide qui s’étend sous nos pieds, et je dois souvent attendre qu’ils se calment avant de continuer car sinon ils risquent de me précipiter avec eux dans le vide. Heureusement Bahihjamal reste calme, et cela me facilite la tâche.

Deux heures sont passées depuis le départ à l’aube et nous atteignons enfin un palier plus large, qui semble parcourir la paroi sur plusieurs centaine de mètres, ponctué de grottes naturelles, à trente mètres du sol. Kadeen décide de continuer, mais nous ne trouvons plus de chemin pour descendre jusqu’en bas, donc nous continuons à marcher sur le palier, tout en guidant les dromadaires par la guide pour trouver un passage.
Mais, alors que nous cherchons un passage, le jeune Sajid qui était devant poussa un cri, couvert aussitôt par un puissant mugissement… J’eus à peine le temps de tourner la tête pour voir une créature qui surgit d’une grotte.



J’entendis crier Kadeen :
« - Attention ! Un reek ! »

Mais je n’ai pas besoin de mon ami pour voir l’énorme bête écailleuse, rouge, à trois cornes de plus de deux mètres de haut et de quatre mètres de long, nous charger, tête baissée… La bête percute un dromadaire avec une violence inouïe : La pauvre monture est empalée et soulevée de terre avant de retomber lourdement sur le sol, déversant le contenu de ses paniers sur le sol.
Les dromadaires affolés s’enfuient et je retombe à terre en essayant de les retenir par la bride. Mon seul réflexe fut de me protéger la tête avec mes bras, manquant de me faire écraser par les sabots de nos bêtes de somme.

Alors que je me relève à grande peine, sonné, j’entends un grondement puis un piétinement suivit d’un cri :
« - Azeem ! Derrière vous ! »

Je compris alors ce qui se passe avant même que je n’ai eu le temps de me retourner. Le saut que je fais sur le côté, me sauve la vie tandis qu’une masse rouge, armé de cornes passe en trombe à côté de moi. Je roule sur moi-même et je tente de me relever tandis que le reek fait de nouveau volte-face en piétinant le sol. Il pousse alors un bruit incroyable de fureur tandis que je parvins à sortir mon sabre de son fourreau : Il me charge à nouveau dans un bruit effroyable, soulevant un important nuage de poussière. Je suis presque figé d’effroi devant cette créature écailleuse des montagnes qui pourrait éventrer un troll d’un simple coup de corne, croyant ma mort venue. Heureusement une flèche tirée par Sajid l’atteint au flanc gauche, le déroutant légèrement de sa course dans un grognement de douleur. J’en profite alors pour faire un saut de côté et lui entailler légèrement la patte avant gauche d’un coup de sabre.

Malgré l’épaisseur de sa peau, cela a pour effet de le faire trébucher et chuter sur le sol dans un nuage de poussière. Je manque de peu de me faire écraser par cette masse de muscle et je m’éloigne prudemment, ne tournant pas le dos à la créature qui se relève, furieuse. Celle-ci me fait à nouveau face, tout en piétinant le sol mais, heureusement, émergeant de nulle part, Issam, menant avec hardiesse son dromadaire enfonce sa lance dans le flanc de la créature. La bête se débattit et Issam dut faire reculer sa monture pour éviter les coups de cornes.
Une nouvelle flèche de Sajid ricoche sur la peau écailleuse mais détourne tout de même son attention. Puis ce fut au tour de Kadeen et de Farraj d’arriver en renfort, brandissant leur sabre.

Le reek est assaillit de toutes part : Sajid lui décoche des flèches, Issam le perce de sa lance, Kadeen l’entaille de ses deux sabres fins et Farraj le fait reculer à grand coup de son énorme sabre qui perce sa peau écailleuse. Mais la bête n’est pas encore morte et elle repousse les deux guerriers armés de sabres d’un seul coup de tête, manquant d’éventrer Kadeen. Issam tente de les protéger mais c’est à son tour de se faire attaquer et son dromadaire trébuche le faisant tomber au sol. Je crie en direction de la bête avant de lui jeter une pierre que j’avais trouvé à terre, cela crée son effet escompté : le monstre se tourne vers moi, dédaignant Issam encore à terre… Lentement je m’approche en reculant du bord de la falaise en faisant signe aux autres de ne pas intervenir et je continue à provoquer le reek alors que quelques centimètres me sépare d’une chute de vingt mètres sur des rochers acérés.

Le reek gratte nerveusement le sol d’une patte puis soudain charge, déterminé. Le temps semble alors comme se ralentir, je fixe des yeux la créature qui me charge, les puissantes cornes prêtes à m’empaler. J’entends comme quelqu’un qui m’appelle mais je ne comprends pas ce qu’il me dit, toute mon attention étant porté sur le reek…
Il n’est plus qu’à vingt mètres de moi, je vois distinctement ses blessures suintant de sang. Quinze mètres, je peux voir les pupilles de ses yeux rivés sur moi. Plus que dix mètres, je vois la vapeur d’eau qui sort de ses énormes narines …
Je plonge sur le côté juste à temps : Je sens une corne de la bête déchirait le tissu recouvrant mon bras gauche ainsi qu’une douleur avant de retomber lourdement sur le sol et j’entends, sans voir, le reek tomber de la falaise dans un hurlement de peur avant que le bruit sourd de la créature qui s’écrase sur les rochers n’arrive à mes oreilles : Un voile noire descend sur mes yeux tandis que j’entends des bruits de pas rapide qui s’approchent.

Je me réveille quelques instants plus tard alors que Kadeen et Sajid sont penchés au dessus de moi, s’inquiétant pour ma santé. Je me redresse à la force des coudes soutenu par les deux Akouaregs :

« - Allez-vous bien Azeem ? » me demande Sajid. Je réponds :

« - Oui .. Mais qu’est ce que ?.. »

Kadeen savait déjà ce que j'alais demander
« - La fatigue, la chaleur, la peur, le choc contre ton bras et contre les rochers… C’est un mélange de tout ça qui a provoqué ton évanouissement. Mais si tu veux tout savoir, tu as eu plus de chance que Farraj, la corne du reek t’as seulement heurté et tu as évité la pointe qui aurait put te transpercer et tu aurais été emporté dans la chute de cette créature… »

Je tourne la tête vers Issam qui est entrain d’examiner la blessure du fier guerrier qui ne voulait pas montrer qu’il avait mal en se tenant droit malgré le coup de corne qu’il avait reçut aux côtes. Issam le questionne :

« - As-tu mal quand je te touches ... là ? »

Farraj répond en grimaçant :
« - Je suis surtout blessé dans mon amour propre. »

Nous échangeons tous un sourire alors qu’Issam avance sa main vers la blessure de Farraj. Alors, à mon grand étonnement mais pas à celui de mes camarades, une lumière dorée apparaît sur la blessure du guerrier et elle se referme pratiquement entièrement. Farraj parut soulagé et remercie vivement l’Akouareg le plus âgé du groupe.

Alors que Issam, Farraj et Sajid vont récupérer les chameaux qui se sont enfuis, je me dirige vers Issam qui contemple le désert assis sur une pierre, visiblement fatigué de son précédent effort. Je m’assois à côté de lui avant de dire :

« - J’ignorais que vous pratiquiez la magie Issam. »

Je sentis un sourire apparaître sous le turban de l’Akouareg :
« - Oh, cela fait bien longtemps que Yahla ma donné la force de soigner mes amis mais il faut que tu saches une chose, Azeem… »

Il tourne la tête vers moi avant de continuer :
« - La magie n’est pas prédestinée à des individus spécifiques, tout être peut la pratiquer, il suffit juste de croire en soi et en Yahla … »

Alors, il se lève et part, me laissant seul méditer sur ce qu’il venait de me dire.
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MessageSujet: Re: azeem: "Une caravane pour Xyladora"   Ven 17 Juin à 13:25

Arrivée dans le désert.

Ainsi le reek a été précipité dans le vide et nous sommes tous encore en état de marcher. Néanmoins son attaque a provoqué la mort de trois dromadaires : Le premier qu’il a tué d’un coup de cornes et deux autres qui sont tombés de la falaise dans la panique qui a suivit son arrivée… Heureusement, les autres dromadaires vont bien et nous reprenons la route après une pause.
Une heure suffit à descendre ce qui restait de falaises rocailleuses, par un chemin assez escarpé ou il faut à nouveau mettre pied à terre pour guider les montures. Enfin nous atteignons le sable chaud qui s’affaisse sous nos pas et sur tout l’horizon s’étend des immenses et majestueuses dunes de sables à l’infini… Cette vision m’avait manqué et je mets un genou à terre pour passer ma main dans le sable chaud qui glisse entre mes doigts avant de remonter hardiment sur Bahihjmal, aussitôt imité par mes quatre compagnons…

Kadeen, juché sur son dromadaire, crie :
« - Le premier qui aperçoit l’oasis de Tahilok, double ration de nourritures ! »

« -ça c’est parler ! » Ajoute Farraj en faisant mettre debout son dromadaire.

Sajid et moi échangeons un regard et nous répondons ensemble alors de lancer nos montures au galop :
« - Nous la trouverons en premier ! Maholoka !»

« - Eh vous trichez, vous partez avant moi ! » proteste Farraj…

Issam qui ne part pas au galop avec nous dit à Kadeen en souriant :
« - Ah les jeunes ! … »

Légèrement moqueur, Kadeen répondit :
« - C’est vrai que ces choses là ne sont plus de ton age. ..»

Issam s’étouffe à moitié en buvant une gorgée à son outre avant de respirer et dire sur un air de défi :
« - Je gagnais déjà des courses de chameaux alors que tu étais encore dans les jupons de ta mère ! yihaaaahhhh ! »

Et Issam lance son dromadaire lui aussi, suivit de près par un Kadeen rayonnant et tous les autres dromadaires.
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MessageSujet: Re: azeem: "Une caravane pour Xyladora"   Lun 27 Juin à 14:13

Un repos mérité.

Farraj contemple dépité, Sajid mangeant sa double part de nourriture près du feu de camp de l’oasis, sous le ciel étoilé. Il grommelle à notre égard :

« - Il l’a seulement vu quelques secondes avant moi … »

Issam, Kadeen et moi échangeons un sourire avant que Sajid ne réponde en souriant :

« - Mais si les rôles avaient été inversé, tu aurais été bien content.»

Farraj bougonne quelque chose dans sa barbe tandis que le chef de la tribu vient nous rejoindre. C’est un vieil Akouareg, appelé encore vigoureux aux cheveux et à la barbe grisonnant, qui nous a accueillit chaleureusement dans son oasis, un plan d’eau entourée de nombreux palmiers protégé par un demi-cercle de falaises rocailleuses qui nous sont apparues comme une île au milieu d’un océan de sable. Plus d’une centaine d’Akouaregs y vivent dans des tentes ou plus rarement dans des maisons en pierres et notre hôte, nommé Mukhtar le sage, régit son oasis prospère avec ses enfants et ses petits enfants. Il nous a reçut à notre arrivée avec la plus grande hospitalité possible et nous a aussitôt proposé de passer la nuit ici ainsi que de nous fournir de l’eau et de la nourriture pour la suite de notre voyage.

Accompagné par un assez grand nombre des habitants de l’oasis, il s’assoit avec nous autour du grand feu et le thé fut servit sous un ciel de nuit sans nuage. La cérémonie du thé est un des meilleurs prétextes des Touaregs, après les fêtes, pour pouvoir discuter avec son prochain et cette soirée ne le démentit aucunement : En effet nous passons une partie de la nuit à parler, à discuter, à rire… Issam, à peu près du même age que le chef de la tribu, parle longuement avec lui, entre Akouaregs de la même génération. Kadeen et moi parlons avec des Akouaregs de notre âge, parlant des caravanes, de Faryln et de la jungle du Xyladora tout en regardant Farraj et Sajid conté, devant des enfants émerveillés ou effrayés, leurs « aventures » accompagné de grands gestes frénétiques et de reconstitutions assez sommaires des combats qu’ils ont menés… De vrais comédiens nés : Moi et Kadeen nous ne pouvons plus parler tellement ils nous font rires et c’est le cas également de nombreux Akouaregs présent à côté de nous.

A un moment, Farraj imita, avec comme cobaye Sajid, le combat avec un orc durant laquelle il l’avait cassé en deux avec ses seules mains.. Pauvre Sajid… Farraj le maintenait au sol en lui tordant le bras et une jambe.

« - Aie … fais attention tu me fais mal.. » dis comme il pouvait Sajid, face contre sable.

« - Et là… Je lui casse le bras d’un coup sec, cracc ! » Continue Farraj sans se soucier des protestations de Sajid.

« - Eh ! Ne me casse pas le mien ! » s’écrie Sajid.

La foule présente autour d’eux éclate de rire tandis que Kadeen fend le cercle et tape des mains avant de dire, amusé :
« - ça suffit les enfants ! Il est temps d’aller se coucher ! Une longue route nous attend demain. »

Un « ohhhh » accompagne sa phrase tandis que Farraj relève Sajid, couvert de sable. La tente fut vite monté et après avoir souhaiter bonne nuit à nos hôtes nous allons nous coucher pour reprendre des forces.
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MessageSujet: Re: azeem: "Une caravane pour Xyladora"   Mar 28 Juin à 14:21

Le soleil, le sable et le vent.

A l’aube, nous reprenons notre route vers l’Est, Sud Est, après avoir dit adieu à Mukhtar et aux siens qui nous avaient si bien accueillis et réapprovisionnés, dans leur oasis. Nous quittons ainsi le dernier point d’eau avant la jungle du Xyladora et c’est avec un peu de mélancolie que nous nous retournons sur nos dromadaires pour voir l’oasis disparaître derrière une dune de sable. Mais cette légère tristesse disparaît rapidement pour laisser place à la bonne humeur habituelle de notre groupe. Les dix-sept dromadaires porteurs de marchandises sont guidés par Issam et Kadeen tandis que Sajid, Farraj et moi, chevauchons autour de la caravane pour la protéger.

Le temps s’égrène lentement et les paysages défilent sous le pas rapide de nos montures et sous le soleil brûlant du Fahadji : Des dunes de sable fin sculpté par les vents et parfois immense s’étendant à perte de vue, des mirages représentants des étendues immenses d’eau disparaissant toujours un peu plus à chaque pas que nous faisons, des falaises rocailleuses de marbres émergeant comme des îles au milieu d’un océan, des plaines de sels parfaitement plates comme si une main géante avait aplati le sol, et ça et là des traces de vies : des buissons épineux sur les dunes, de rares arbres nichés dans les falaises, des empreintes de sabots de gazelles, la vision fugace de petites souris des sables ou de renards du désert et même des fleurs magnifiques protégés par quelques pierres en plein milieu du sable…

Les jours s’écoulèrent lentement, sans que nous ne rencontrions de réelles difficultés : Parfois des animaux qui se blessent, une fatigue soudaine d’un des méharistes dût à la puissance de Lô, des problèmes de direction mais rien de grave et les kilomètres défilent rapidement. A la fin du cinquième jour, nous avons fait la moitié du chemin qui nous mène à la jungle et grâce à nos restrictions en eau et en vivres, ils nous en reste bien assez pour l’atteindre.
Le sixième jour, l’astre Lô sembla encore plus brûler le désert que les cinq jours précédents réunis et l’avancée de la caravane s’en ressentit. : Nous appelons ça chez nous les colères de Lô car quand l’astre est dans cette période, même les plus hardis des Akouaregs souffrent de la chaleur…..

Enfin le soir, la chaleur diminua nous permettant de souffler un peu, mais nous avions consommé en eau l ‘équivalent de deux journées de grandes marches alors que nous avons peu avancé. Le septième jour les restrictions se firent plus sévères pour prévoir à tout imprévus, heureusement Lö s’était calmé et nous rattrapons une partie de notre retard. Mais à la fin du huitième jour, alors que nous étions à nouveau dans les dunes de sable, « l’imprévu » nous tomba dessus : je vis Kadeen se tourner vers le Sud et je l’imite… Je compris Aussitôt…
Je vis une immense falaise s’élevait, là où quelques minutes avant s’étendaient des dunes de sables. Mais cette falaise, s’élevant jusqu’aux nuages, avançait, avançait vers nous, à une vitesse formidable et Issam souligna notre pensée en s’écriant :
« - Une tempête de sable ! »

Kadeen chercha désespérément du regard un abri mais n’en trouva pas. Il cria :
« - Continuons ! Nous trouverons peut être un abri plus loin, sinon il faudra faire sans ! »

L’heure n’était pas aux paroles inutiles et nous lançons en avant, vers l’Est, nos dromadaires mais la tempête avançait inexorablement et j’entendais le grondement du vent de plus en plus intense. En tête, Sajid, Farraj et moi avançons sur un front de plusieurs centaines de mètres pour chercher un abri mais seul les dunes à perte de vues s’offraient à notre vue et la falaise de sable était tout prêt maintenant, nous sentons déjà le vent gagné en intensité. Kadeen nous rappela, il était trop tard. Issam nous expliqua ce que nous allions faire en criant pour couvrir le bruit du vent :

« - Nous allons faire asseoir les dromadaires en un double cercle, et nous nous abriterons au centre ! »

« - Les dromadaires à l’extérieur ne risquent-ils pas de mourir » s’inquiéta Sajid

« - Non, le risque est plutôt pour nous, nous devons éviter d’être ensevelit par le sable, les dromadaires nous servirons de remparts mais leurs grands coups leur évitera de s’étouffer.. » Continua Kadden.

Convaincu, nous acquiesçons d’un signe de tête et rapidement à nous cinq, nous parvenons former un double cercle de dromadaire avant de nous abriter au centre. Nous regroupons de la nourriture et nous buvons une grande gorgée d’eau avant de refermer au maximum notre turban sur notre visage et de nous appuyer sur les dromadaires du centre pour rester assis même en dormant et pour ainsi éviter de s’étouffer à cause du sable. L’ouragan arriva dans un bruit formidable et très vite toute visibilité disparut à cause du sable qui volait dans les airs… Il ne restait plus qu’à attendre que les éléments se calment et je fermais les yeux, adossé à Bahihjamal, en faisant une prière à Yahla.
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MessageSujet: Re: azeem: "Une caravane pour Xyladora"   Ven 1 Juil à 16:27

L’acharnement du sort.

Les éléments se déchaînèrent pendant un jour et deux nuits durant lesquels nous ne pouvions bouger de notre abri, le double cercle de dromadaires. Enfin, au matin du dixième jour, soudainement le vent cessa de souffler et le sable retomba sur les dunes en seulement quelques instants…
Lentement, moi et mes compagnons nous nous extirpons de la couche de sable qui nous avait recouverte jusqu’au bassin. Je passais la main sur mon turban pour déloger le sable qui s’y était infiltré mais il me faudrait prendre un bain pour espérer me nettoyer entièrement. Puis après s’être respectivement rassuré, Kadeen, Issam, Farraj, Sajid et moi, allons voir l’état des dromadaires qui nous ont protégés des fureurs de la tempête.

Je caressais le museau d’un chameau du cercle intérieur qui n’avait semble t-il pas trop souffert avant d’aller voir celui qui se trouvait à côté de lui et donc sur le cercle extérieur : Celui-ci, du côté exposé, avait presque du sable jusqu’à sa bosse mais il était en bonne santé … Si nous nous étions couchés à même le sable, nous aurions été sûrement ensevelit, les dromadaires nous avait sauvés.
En fin de compte, nous n’avions perdu aucun dromadaire, seulement, apparemment, du temps. Malheureusement, Kadeen fit une cruelle découverte : Deux outres d’eau que portait un des dromadaires s’étaient détachées pendant la tempête et s’étaient en grande parties déversées dans le sable. Ceci était une nouvelle très inquiétante, les deux outres, si elles avaient été utilisées avec parcimonie, auraient put nous permettre de tenir deux jours de marche, et ceux-ci ajouté avec le jour perdu à cause de la tempête, le total s’élevait à trois jours d’eau en moins pour la caravane … Et nous étions encore à plus de deux jours de Xyladora à allure normale.

Nous décidons alors de restreindre au maximum l’utilisation de l’eau et de forcer l’allure…. C’était la seule solution… Et la caravane repartit malgré la fatigue et le manque d’eau, à un rythme rapide. Cette dixième journée me parut durer une éternité et même Bahihjamal semblait souffrir de la fatigue et de la chaleur. Je crois que si nous avions fait une pause pendant la journée, je n’aurais pu résister au sommeil. Le soir venu, alors que Lô déclinait dans le ciel teinté de pourpre, nous avions traversé d’innombrables dunes de sable pendant cette longue étape mais il nous restait presque autant de distance à parcourir pour atteindre Xyladora d’après Issam et il ne restait dans nos outres, pour chacun d’entre nous, que l’équivalent de quelques gorgées d’eau. Nous avons continué à monter nos dromadaires jusqu’à ce que toutes les étoiles soient apparues dans le ciel sans nuage du désert avant d’enfin nous reposer : je ne m’étais pas étendue sur ma couverture que je m’endormis….

Farraj me réveilla ce qui me sembla être quelques minutes seulement après notre arrêt mais il faisait déjà jour et nous devions continuer. La marche reprit alors, plus dure que jamais : nous étions toujours plus fatigués et les dromadaires étaient toujours plus sollicités et commençaient à s’épuiser. Je n’avais pas bu depuis le déjeuner frugal de la veille et la soif commençait à me taillader.. Je ne cessais de penser aux deux gorgées d’eau fraîches qui subsistaient dans mon outre mais plus encore à la soif qui reviendrait aussitôt après m’être rassasié.
Finalement, au plus fort de la journée, je bus une gorgée d’eau et la jungle du Xyladora n’était toujours pas en vue


Les heures s’écoulèrent à nouveau, lentement, mais nous maintenons l’allure malgré la fatigue des bêtes et, alors que le soleil commençait à décliner, je vis apparaître à l’horizon, derrière les volutes d’air chaud qui troublent la vision, des formes sombres, des formes qui s’agitent aux vents… Des palmiers ! Des centaines de palmiers et ce n’était pas un mirage ! Mes compagnons aussi les aperçurent et cela sembla redonner un nouvel élan à la caravane mais c’est alors que je les entendis… pousser des cris et courir dans le sable brûlant, dégainer leurs épées rouillées et frapper sur leurs boucliers ébréchés : Les orcs surgirent alors de derrière la crête de la dune qui nous surplombait… La soif nous avait fait baissé notre vigilance …
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MessageSujet: Re: azeem: "Une caravane pour Xyladora"   Dim 3 Juil à 19:12

La fin des malheurs.

Le choc contre le sable brûlant, l’infime instant ou nous sentons notre souffle se couper avant de pouvoir agir de nouveau… Je roule sur le côté afin d’éviter la lance d’un des orcs qui m’a désarçonné de mon dromadaire alors que je couvrais la fuite de la caravane, et je parviens à saisir mon sabre tombé non loin de là. Les muscles qui se contractent violemment, projetant le sabre contre les jambes de l’orc. Bruit du sang qui gicle, des muscles sectionnés, cris de douleurs de l’orc et il tombe à genoux. Je lui porte un nouveau coup de mon sabre dans le dos en me relevant et l’orc est abattu.

Je saisis mon bouclier dans mon dos tandis qu’un nouveau orc se rue vers moi, cimeterre au poing : fracas des armes, nous nous sommes bloqués mutuellement notre coup. A quelques centimètres de moi, un visage défigurée, ressemblant un peu à une gueule de chien, bave et grogne de colère, avide de sang. Je le repousse avec mon bouclier puis bloque un coup de son cimeterre avec mon sabre. Nouveau face à face, plus bref cette fois car mon poing portant mon bouclier vient s’écraser sur sa gueule déjà immonde : Profitant de sa douleur je lui passe mon sabre à travers son corps …

Instant court de répit : je vois Bahihjamal séparé de moi par une dizaine d’orcs, qui se ruent sur moi à leur tour.. Je suis rapidement dépassé en nombre et je reçois un coup de lance dans l’épaule qui me fit reculé, alors qu’un orc baigne déjà dans son sang et qu’un second hurle de douleur, un poignet tranché. Acculé par un si grand nombre d’ennemi, mon salut arrive enfin grâce à l’intervention de Sajid et Farraj, qui après voir vu ma chute, ont lancé leur dromadaire à l’encontre des orcs. Une flèche tirée par Sajid vient cueillir un orc à la gorge et Farraj traverse littéralement le rang de ces créatures en fauchant de son énorme sabre toutes celles qui tentent de s’interposer.

L’attaque créa une panique totale chez les orcs, et je profite de la surprise pour me frayer un chemin jusqu’à Bahihjamal. Deux orcs tombèrent par mon sabre avant qu’ils ne retrouvent leur esprit et tentent de m’arréter. Malgré l’aide de mes deux compagnons et la protection de mon bouclier, un orc habile m’entaille, heureusement sans gravité, la tempe droite et découpant au passage une partie de mon turban. Son sourire de sadique s’efface quand mon poignard, accroché à mon avant bras portant le bouclier, la lame dirigée vers le coude, s’enfonce dans son ventre flasque… Il tombe à terre dans un cri de terreur, tentant vainement avec ses mains, d’empécher ses entrailles de se vider sur le sable chaud…

Enfin j’arrive près de Bahihjamal : habilement, après avoir rangé mes armes, je m’accroche à la selle, de mes deux mains, alors qu’il commence déjà à galoper vers la caravane disparaissant derrière une dune. Je me hisse difficilement sur la selle, quand soudain un orc tente de s’accrocher à moi pour me faire tomber. L’ayant vu, Bahihjamal rua soudainement et d’un coup de sabot brise la mâchoire de l’orc indésirable. Enfin je m’assois correctement sur la selle et prends les rênes de ma monture en main avant de me pencher pour lui flatter l’encolure en remerciement de sa bravoure… Rapidement nous distançons les orcs et je suis bientôt rejoins par Farraj et Sajid que je remercie chaleureusement de leur aide. Ils se contentent de sourire avant que Farraj ne rajoute :

« - Si nous nous dépêchions ? J’ai une de ces soifs ! »

Je répondis en souriant :
« - Tout ce que tu voudras mon ami. »

Moins d’une heure plus tard nous entrions dans la jungle pour enfin trouver de l’eau.
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MessageSujet: Re: azeem: "Une caravane pour Xyladora"   Jeu 7 Juil à 12:05

La jungle du Xyladora, enfin.

Dans le désert, l’or et les pierres précieuses n’ont aucune valeur comparée à l’eau car elle est la source de toute vie. Et ce n’est pas mes compagnons et moi qui dirons le contraire…
Je plonge mes mains dans l’eau fraîche avant de les porter à ma bouche pour rassasier mon gosier. Je recommence plusieurs fois avant de me passer de l’eau sur la figure et de me relever. Je vis mes compagnons boire à leur tour dans la rivière avant de remplir leurs outres. Nous avions trouvé ce point d’eau à peine une heure après s’être engouffré dans la jungle luxuriante du Xyladora ce qui nous a permit de mettre fin à deux jours de soif.

Après avoir fait bu les dromadaires, nous nous asseyons pour nous reposer un peu, et j’en profite pour admirer la beauté des lieux : l’eau est de couleur turquoise, à l’ombre des grands palmiers et d’autres arbres chargés de fruits la bordant. De nombreux chants d’oiseaux se font entendre, des cris de petits animaux aussi et nous pouvons sentir le parfum enivrant des fleurs qui couvrent le sol… Devant cette vision de paradis, je laisse échapper un rire étouffé avant de tourner la tête vers mes compagnons et plus particulièrement vers Kadeen. Je dis, amusé :

« - Eh bien, nous voilà arrivés dans la terrible jungle du Xyladora, il va falloir faire attention aux plantes carnivores et aux lianes suceuses de sang ! »


Sajid et Farraj étouffèrent à leur tour un rire et Issam jeta un regard amusé à Kadeen qui semblait quelque peu vexé :

« - ça m’apprendra à faire confiance à des humains alcooliques. » Répondit-il..

Nous éclatons tous de rire, même lui au bout d’un moment, et nous décidons de nous reposer ici pour la journée, tout en mangeant des fruits…
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MessageSujet: Re: azeem: "Une caravane pour Xyladora"   Sam 9 Juil à 0:34

Un cadeau pour la guilde des caravaniers

La fin de la journée et la nuit se déroula sans problème : Issam me guérit de mes deux blessures assez superficielles et aucun orc ou une quelconque autre créature ne nous dérangea pendant notre sommeil. Le matin même nous repartons, avec la caravane pour nous diriger au cœur de la jungle. Le trajet fut assez difficile car les chemins étaient peu praticables à cause de la végétation très dense, mais nous arrivions tout de même à avancer. Vers le milieu de l’après midi, nous fûmes attaqués par un fauve mais une flèche de Sajid le fit fuir avant qu’il n’ait blessé ou tué un de nos dromadaires.

Le lendemain, après nous être reposé dans une sorte de clairière, Kadeen découvrit une sorte de chemin à travers la jungle ou des empreintes de pieds griffus, récentes, se superposaient. Nous en avons rapidement déduit que c’était le signe d’un passage d’hommes serpents et nous décidons donc de le suivre. Plusieurs heures passèrent sans aucun signe de vie d’hommes serpents. Puis, brusquement, tous les cris d’oiseaux et d’animaux cessèrent : Farraj approcha la main du pommeau de son sabre mais d’un signe Issam l’arrêta avant de dire :

« - Nous les cherchions mais c’est eux qui nous ont trouvé… Ne vous montrez pas agressifs et gardez les mains loin de vos armes … »

Kadeen approuva d’un signe de tête. Choix judicieux : Quelques instants plus tard, un homme-serpent surmontant un énorme griak sortit des fougères, suivit de nombreux archers postés dans les arbres, mais eux aussi ne semblaient pas agressifs, juste un peu méfiant.. L’homme-serpent chevauchant le Griak s’avança, les bras le long du corps : Il était très impressionnant dans ses habits ornés de plumes et armés d’armes qui semblaient aussi dangereuses que superbes. Ses écailles étaient de multiples couleurs colorées, qui semblaient variés selon l’environnement. Il s’adressa à nous en commun avec seulement un léger accent :

« - Bienvenus étrangers du déssssert, Je ssssuis Takilik, chef de cette tribu. Cela fait bien longtemps que nous n’avons vu de Justes dans notre jungle, que nous vaut votre vissssite ? »

Kadeen s’avança et s’inclina respectueusement :

« - Je vous remercie de votre accueil, je me présente, Kadeen, caravanier Akouareg du Fahadji, et voici mes amis : Issam, Azeem, Sajid et Farraj ». Nous inclinons à notre tour la tête « Nous sommes venus faire du commerce dans cette partie de la jungle qui est depuis bien trop longtemps décrite comme ‘dangereuses’ dans la culture des Justes, et retisser des liens d’amitiés avec nos frères hommes-serpents.»
L’homme serpent sembla pensif :
« - Comment cela sssse fait-il que notre jungle est sssi mauvaise réputation ? »

Ce fut Issam qui répondit avec un sourire :
« - Si vous me le permettez, seigneur Takilik, je pense que c’est lié à la forte présence d’orc aux abords de la jungle qui attaquent les caravanes voulant venir ici. Cela ajouté aux délires alcooliques de quelques humains étant venu par ici, la réputation fut vite faite de cette partie de la jungle du Xyladora et les disparitions inexpliquées furent imputées à tort aux … ‘créatures’ de la jungle. »

Le chef serpent sourit également :
« - Vous devez ssssurement avoir raisssson, venez donc avec nous, nous allons vous emmener à notre village. »

Et c’est ce qu’il fit : Il nous mena à son magnifique village… Je n’avais jamais vu un tel spectacle dans ma vie : Les maisons en bois étaient construites dans d’immenses arbres s’élevant vers le ciel, de gracieux ponts de lianes et de bois les reliaient entres-elles, surplombant des rivières et des cascades ou s’écoulaient une eau cristalline et pure…
Plusieurs centaines d’hommes serpents vivaient ici et ils furent tous très hospitaliers. Takilik nous fit faire lui même la visite des lieux : leurs vergers de fruits exotiques, leurs plantations de fleurs et de légumes, leur élevage de griaks de combats, leur travail du cuir et des pierres précieuses, et de nombreuses choses encore…

Notre séjour dura plusieurs jours durant lesquelles mon émerveillement ne diminua pas d’un cheveu, même si Issam semblait plus habitué que nous autres… Kadeen trouva rapidement une entente commerciale avec les hommes serpents du village, convenant aux deux partis et il atteint ainsi son but. Quant à moi, je trouvais enfin mon cadeau pour la guilde des caravaniers grâce à Takilik et à Sajid… Ce fut ce dernier qui vint me chercher lors que je discutais avec Kadeen et des hommes serpents. Excité il m’emmena vers un des vergers que je n’avais pas encore visité. Nous y retrouvons le chef de la tribu accompagné de deux autres hommes serpents qui cueillaient des petits fruits ressemblant à des myrtilles. Takilik me tendit un de ses fruits du bout de ses griffes et me dit mystérieusement :

« - Prenez ssse fruit et tenez-le dans la paume de votre main pendant une minute.. »
Sans comprendre, ce fis ce qu’il disait… Soudain, je sentis le fruit comme grossir ce qui m’obligea à ouvrir la main : Un instant plus tard, je tenais dans ma main surprise une sorte de pastèque. Je ne pus retenir ma surprise :

« - Par Yahla ? Quel est ce prodige ? je n’ai jamais entendu parler d’un tel fruit ! »

Sajid qui se tenait à côté de moi sourit avant d’ajouté ;
« - Ce n’est pas tout, goutez-le. »

Armé de mon couteau, je coupe une tranche du fruit avant d’en croquer un morceau :

« - Hum .. c’est succulent. Comment s’appelle ce fruit ? »

« Nous sssappelons sssa un Yopati. Nous l’avons découvert il y a peu de temps et, d’après votre ami, il paraît que vous cherchez un cadeau pour la guilde des caravaniers de votre peuple : C’est un fruit qui pousse très bien … »

Un large sourire se dessina sous mon turban
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Azeem
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MessageSujet: Re: azeem: "Une caravane pour Xyladora"   Sam 9 Juil à 17:37

Le voyage de retour.

Après une semaine passée chez les hommes serpents, nous décidons enfin, un peu à regret de repartir. Takilik, le chef de la tribu, qui nous escorta jusqu’à la lisière de la forêt avec quelques-uns uns de ces guerriers, nous souhaita bon voyage et nous promis l’hospitalité quand nous reviendrons. Nous l’avons alors remercié chaleureusement avant de reprendre la route pour Faryln.

Le trajet du retour fut le même que celui de l’allée à ceci près que nos ennuis furent moindres : Nous n’avons pas manqué d’eau, ni d’orc, aucune tempête ne ternit le ciel bleu turquoise et nous n’avons dérangé aucun Reek. Mais tout aussi monotone que le voyage puisse paraître pour un observateur étrangé, il restait toujours notre amitié, entre nous Akouaregs : Les soirées près du feu à discuter, à rire, débattre, le tout accompagné d’un bon thé, les courses de dromadaires, la chasse à la gazelle - gagné par Sajid avec son arc - , la vision des paysages changeant du désert, l’observation des étoiles en pleine nuit, la rencontre avec d’autres caravaniers de toutes races et encore bien d’autres choses qui pourraient passer pour insignifiantes pour nombre d’êtres vivants, mais qui pour nous, les Akouaregs, étaient des éléments essentielles de la vie.

Ainsi, après de nombreux jours de marche à travers les dunes de sables, les plateaux rocailleux, et enfin les plaines verdoyantes, nous arrivons en vue de la grande citée de Faryln, toujours aussi belle depuis notre départ. Nous nous dirigeons alors vers le caravansérail.

(exploration finit jap )
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